La Flèche Brisée
La Flèche Brisée

Pour ceux qui aiment se plonger dans la vieille Amérique des premiers colons jusqu'à la fin du XIXe S. Son histoire, les armes, la paix.


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En l'honneur de ceux qui sont allés à Valdivienne, ci-dessous, voici :

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Les premiers voyageurs des Grandes Plaines se montrèrent très surpris en apercevant les immenses troupeaux de ces bêtes tout droit sorties de la préhistoire.
Un bison pèse environ une tonne, il atteint 1,80 m en hauteur, il peut faire 3,50 m de long, c'est donc une bête extrêmement impressionnante. Les troupeaux rencontrés comptaient des millliers de têtes.
La progression de la Frontière blanche repoussa d'étape en étape celle du bison. Les bisons effectuaient d'immenses transhumances, au point que l'on s'aperçut qu'ils avaient un sens de l'orientation très profitable pour explorer le pays dans les meilleures conditions : il suffisait de suivre un troupeau pour trouver les points d'eau et les passages faciles. C'est " La Piste du Bison ".
Il arrivait parfois qu'un train doive stopper son élan pour attendre que ces nombreuses bêtes aient fini de traverser la voie. Et quand le troupeau traversait un fleuve, les bateaux devaient aussi attendre. Dès que les plaines herbeuses étaient atteintes, le troupeau se séparait en groupes qui se nourrissaient alors de bonne herbe grasse. Ils engraissaient alors rapidement et leur viande acquérait alors une qualité supérieure à celle des bovins domestiques.
Affublés d'une vue basse, la principale protection des bisons se tenait dans leur sens olfactif très développé.


Les Indiens chassaient le bison pour vivre.



Sans les Bisons, pas de tribus des plaines. L'animal était quasi déïfié et il existait toutes sortes de " Danse du Bison ", destinées à donner de la chance à la tribu pour trouver des troupeaux nombreux.
Les Indiens dansaient parfois deux ou trois semaines jusqu'à ce qu'un troupeau survienne.
Ils pratiquaient alors la " chasse à l'approche ". Sachant que le bison ne craignaient pas le loup, il était facile pour les Indiens de s'approcher du troupeau, couverts de peaux de loups, contre le vent, en imitant les attitudes des canidés.
Puis ils essayaient d'atteindre l'animal derrière l'épaule, pour le toucher à un centre vital. Longtemps pratiquée à l'arc, cette forme de chasse se poursuivit au fusil. Les détonations et la chute brutale de l'animal mort ne troublaient pas ses voisins, qui levaient à peine la tête un instant avant de se remettre à païtre.

La chasse au bison à cheval était une vraie jouissance pour les Indiens, qui en faisaient un loisir sportif utile. Ils étaient tellement enthousiastes qu'ils en perdaient toute prudence et de nombreux accidents mortels étaient à déplorer lors d'une chasse.



Vivre, se vêtir et s'abriter.

L'Indien des Plaines vivait sur le bison, se vêtait et se chaussait de sa peau, s'abritait grâce à lui, organisait son mode d'existence autour de lui. Sa mythologie assimilait l'animal au dieu de la nourriture, de la fécondité, de la puissance et du courage impétueux.


Les Indiens tenaient en grande estime la témérité du bison.
Les squaws suivaient les chasses et elles commençaient d'abord par mettre de côté la langue du bison, met particulièrement apprécié. Le chasseur se régalait sur place du foie encore chaud. Les instestins serviraient à confectionner du boudin. Les femmes étaient très habiles à dépecer l'animal en n'abimant pas la peau, découpant la viande en longues lanières, gardant la moelle des os. Les femmes fabriquaient du " pemmican " pour l'hiver, en exposant au soleil sur des claies de bois les lanières de viande, avant de la fumer puis de réduire en une sorte de poudre le résultat, déshydraté, qui plus tard serait emporté par les chasseurs et les guerriers et consommé mêlé à de l'eau bouillie. Le " pemmican " entrait dans la composition de presque tous les repas, agrémenté de racines, tubercules, légumes sauvages, fruits, plantes cuites.

Les squaws étaient maîtresses dans l'art de tanner les peaux de bison, qu'elles rendaient souples. On faisait des mocassins, des vêtements, des toiles de tente avec ou bien on les revendait aux Blancs. Les peaux servaient aussi à habiller les embarcations, les canoës... Tout ces savoirs avaient été rapidement appris par les trappeurs et coureurs des bois qui avaient assimilé la culture amériendienne afin d'améliorer leurs techniques de chasse et leurs pratiques de vie en plein air, au point que beaucoup d'entre eux avaient une tenue et des habitudes proches de celles de leurs modèles.
Les Indiens savaient aussi utiliser les cornes et les sabots du bison pour fabriquer de la colle, des couverts... Les cornes à poudres étaient fabriquées dans celles du bison. On tressait la crinière de la bête pour faire des ceintures. Les viscères, le sang, le suc stomacal servaient aux Médecine Men pour confectionner des mixures magiques.


La fin du bison.


A partir de 1850, les Blancs firent chasser à tout va le bison par les Indiens contre de l'" eau-de-feu ", ou des armes... La décimation des troupeaux s'accéléra par la pratique blanche de la " chasse sportive "....
Un homme comme Buffalo Bill, aussi légendaire soit-il, joua un grand rôle dans la disparition des grands troupeaux de bisons. Quelques états, devant l'ampleur des dégâts, essayèrent de faire appliquer des lois pour la conservation des troupeaux mais ce fut en vain. Il faut dire qu'on avait perçu en haut lieu l'intérêt de la disparition de cette bête pour régler la délicate question indienne. Vers 1890, tout était consommé.
Une prière sioux de 1889 disait : " Grand Esprit, aie pitié de nous, nous pleurons parce que nous avons faim, tout est fini, nous n'avons plus à manger".... Le Bison n'est plus, il a disparu..."
Comme le montre la photo ci-dessous, cette prière n'atteignit jamais le Grand Esprit....

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sqsq super Sam!
merci!
on peut rajouter cette photo aussi....

elle donne une assez bonne idée du massacre.......
ils se servaient des os broyés pour en faire du fertilisant.
@lain

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Ce qui continue à m'étonner, sur cette maudite planète, c'est que même encore aujourd'hui on continue à faire disparaître des espèces animales, comme les requins, les baleines ou autres, et aussi à exterminer des peuples, l'air de rien, notamment par voie économique.
Quand tu penses que la moitié de nos mots viennent de la langue grecque de l'antiquité et que maintenant ce superbe pays, qui a été le berceau de l'Europe, dont ont étudie les textes anciens dans les facs, en est réduit à se voir traiter comme le dernier mendigot du coin, ça me fait bouillir.
Evidemment il en est de même pour les Amérindiens et tous ces peuples qu'on oublie dès qu'on a sucé leur sang...

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sqsq merci sam,la photo du bison blanc est magnifique sqsq sqsq sqsq sqsq

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En fait, il paraît qu'ils sont très rares, c'est pourquoi les Indiens croyaient que celui qui en avait vu un était doué désormais de pouvoirs magiques. C'était un signe du Grand Esprit. En fait ce sont des bisons albinos mais comme chez les humains, ça se trouve pas sous le pas d'un cheval...

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