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Les armes d'épaule à la bataille de Gettysburg. le Mar 6 Avr - 16:07

A Gettysburg, grande bataille de la Guerre de Sécession qui s'est déroulée au début du mois de juillet 1863 ( du 1er au 3 ), gros bobos pour les soldats !!! Très gros bobos !!! Et pas à coups de lance-pierres !
1863, ailleurs sur la planète, c'est l'année de la naissance de la Croix Rouge, de Pierre de Coubertin ( futur inventeur des J.0. : " L'important c'est de participer " ), trop tard pour la Croix Rouge, trop tard pour participer seulement.
Ca a saigné !
Les Sudistes savaient déjà qu'ils avaient perdu la guerre, mais ces entêtés ont continué la bravoure et l'honneur jusqu'au bout.
Avec quels fusils et carabines les hommes en bleu et les hommes en gris se sont-ils entretués ?
D'abord, avec des fusils Springfield 1861 et Enfield 1855. Dans les deux camps.
Va-t-en savoir pourquoi plutôt le Springfield que l'Enfield et réciproquement !!! Ces deux fusils ont des qualités et des défauts, mais celui qui a commencé par l'un va bouder l'autre, persuadé qu'il aura choisi le meilleur des deux !
Le Sprinfield était fabriqué à l'Arsenal National et aussi par des sous-traitants civils, genre Colt, Remington, et.c.... On en avait modifié la forme du chien en " S " en 1863.

La Confédération importait les Enfield et même en produisait des copies.
Les deux fusils étaient équipés de baïonnettes triangulaires longue de 18 pouces. Des accessoires accompagnaient l'arme : tournevis démonte-cheminée à trois têtes, une clé de ressort, un chasse-goupille, un tire-balle, un bouchon de canon en bois tourné. Grosso modo c'étaient les mêmes accessoires pour les deux fusils, mais pour l'Enfield ils étaient rassemblés en une sorte d'outil composite très pratique. Les petits accessoires du Springfield étaient portés séparéments. Les cartouches étaient du même principe : cylindre en papier contenant la poudre, on déchirait l'extrêmité du cylindre pour verser la poudre dans le canon, puis on enfonçait la balle et le papier collé dessus qui servait de bourre contre la poudre, à l'aide d'une longue baguette.
Il fallait faire ça en plein combat, dans le bruit, la fumée, les cris, avec souvent la trouille au ventre.
Les capsules ou amorces étaient portées dans une petite sacoche, à la ceinture, bien au sec.
Les balles étaient cylindro-ogivales, en plomb nu, avec un culot creux qui s'élargissait au moment de l'explosion et donc " prenaient " bien les rayures du canon, partaient en mouvement gyroscopique et donc se présentaient, à l'air, stables, précises, et de longue portée. Elles provoquaient d'affreuses blessures très difficiles à soigner.
En gros, elles étaient très précises jusqu'à cent mètres. Et on en tirait deux ou trois par minute.
Les mécanismes des deux armes étaient pratiquement identiques.
Efficacité : des ravages chez l'adversaire, qu'on ait un Springfield ou un Enfield. Les soldats étaient satisfaits de leur fusil, c'est ce qui se faisait de mieux en Amérique à l'époque.
Sauf qu'on commençait chez les Nordistes à utiliser des fusils Sharps à chargement, par la culasse, d'une cartouche auto-combustible, qui présentaient l'avantage au tireur de pouvoir rester couché pour recharger et de tirer plus de coups à la minute. Les " sharpshooters " du colonel Berdan en seront équipés.

Pour la première fois de cette guerre, des cavaliers, ceux du général Buford, feront usage de carabine Spencer à répétition.

Une commission vient examiner les armes trouvées sur le champ de bataille : sur environ 38 000 fusils, 6000 avaient conservé trois à dix balles dans le canon, distraction du soldat pris par l'épouvante du combat, 12000 en avaient deux, et 6000 autres avaient la poudre sans la balle. C'est dire la panique d'un combat !!!
Notons qu'on continuait à utiliser par-ci par-là des armes plus anciennes, telles les fusils à percussion Harpers Ferry modèle 1855, mais aussi d'anciens fusils à silex transformés en fusils à percussions, en gros une trentaine de modèles différents !


beau sujet encore Sam! 